La Colonie

L'emplacement

La pointe de Corsen sur laquelle se trouve la Colonie, est le point le plus à l’ouest de la France continentale. Considéré comme la frontière entre la Manche et l’Océan Atlantique, ce site alterne paysages sauvages, falaises couvertes de prairies, zones rocailleuses, plages de sable blanc et eau cristalline.

 

Par temps clair, ce n’est pas moins de dix îlots (dont Ouessant et Molène) qui se profilent à l’horizon, tandis qu’à la tombée de la nuit ce sont les éclats de neuf phares que l’on aperçoit de la pointe de Corsen. Cette pointe incroyablement belle est très clairement le reflet de la beauté de la Bretagne.

 

Sur un terrain de 4 Hectares, ce site alterne des paysages sauvages de falaises couvertes de prairies, de zones rocailleuses, de plages de sable blanc et bien entendu, d'une eau cristalline : un panorama de rêve, tout simplement !

 
 
L'histoire

La construction du premier bâtiment de la Colonie, le Fanal du Corsen ou Phare de Corsen, a débuté en 1891, pour améliorer l'éclairage du chenal du Four. Allumé en 1894 en même temps que le phare de Trézien, le Fanal du Corsen est une tourelle en pierre de taille, de 8 mètres de haut. Il était entouré d'un solide mur d'enceinte et disposait de diverses dépendances et magasins ainsi que d'une maison, pour son gardien (maison dans laquelle nous vivons désormais). 

A cette période, les avaries des bateaux naviguant dans le chenal du Four étaient courantes. Son feu fixe rouge, aligné sur celui de Trézien et de Kermorvan, a été réalisé dans le but de sécuriser ce chenal très dangereux. Il s'est éteint dès 1901 au profit d'un nouveau feu près du sémaphore du Corsen. Aujourd'hui oublié des cartes maritimes, il est important de préciser que le Fanal du Corsen a compté, pendant quelques années, dans l'histoire maritime du pays d'Iroise !

 

Après la première Guerre Mondiale, la Marine envisage son réaménagement en poste radio télégraphique mais finalement le projet est abandonné et en 1922, il est vendu aux enchères à un particulier.

 

Le particulier en question était le Père Abbé Le Gall. Il lança quelques années après (en 1930) les premières colonies de vacances pour des enfants de la France entière. On l'appelle alors la colonie de Saint Martin. Entre les deux guerres, un premier agrandissement est réalisé sur le mur d'enceinte du fanal et sera d'ailleurs appelé le batiment LE FANAL. Mais devant le succès et l’engouement pour ce lieu, un autre bâtiment est construit en 1948 : le bâtiment TYCOLO. Ce bâtiment d’envergure (700 m² répartis sur 2 étages) est construit entièrement en pierres récupérées sur la pointe Bretonne.

 

​TYCOLO servait de dortoir pour les petits vacanciers. Le réfectoire et les cuisines se trouvaient au rez-de-chaussée du FANAL. À l'étage de celui-ci, étaient logés les adultes et les encadrants de la colonie. Dans l'ancienne maison du gardien, se trouvait l'infirmerie et dans les dépendances attenantes : la buanderie et l'atelier.

 

Dans le petit bâtiment qui est dans la cour et qui est désormais notre bureau, se trouvait une pompe. Reliée au puits attenant, cette dernière permettait d'envoyer de l'eau dans une citerne qui se trouvait sur le toit de TYCOLO permettant ainsi aux enfants de pouvoir se laver à l'intérieur, dans les lavabos qui étaient dans la cage d'escalier.

Les colonies de vacances s’arrêteront en 1995. En 2017, les bâtiments sont rachetés par le couples de propriétaires actuels, à l'Association Saint Martin (dépendante de la paroisse de Saint Martin à Brest) et sont entièrement rénovés pour en faire un domaine de réception.

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La Colonie de Trézien I 985 Route de la Colonie I Trézien I 29810 Plouarzel